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Acide valproïque pendant la grossesse

Par crpv1Dernière modification 19/09/2014 10:53

Données récentes sur le risque d’autisme après exposition in utero

L’acide valproïque est le plus tératogène des anticonvulsivants avec un risque de syndrome polymalformatif dans 9 à 15% des cas (cardiopathies, anomalies de fermeture du tube neural, hypospadias, malformations rénales, malformations des membres, fentes labiales et/ou palatines, craniosténoses et dysmorphies faciales).

En France, son utilisation est déconseillée tout au long de la grossesse, quelle que soit son indication.

Les risques d’atteinte neurocomportementale ou du développement intellectuel sont depuis longtemps soupçonnés. Deux larges études de cohorte menées récemment confirment d’une part le risque d’autisme et d’autre part le risque de diminution du Quotient Intellectuel (QI).

  • La première étude (1), issue de registres nationaux danois (655 615 enfants suivis sur une période de 10 ans) montre que l’exposition in utero à l’acide valproïque est associée à un risque significativement augmenté d’autisme (risque absolu de 2,50% - HR ajusté de 5,2 ; IC à 95% [2,7 – 10,0]) ainsi que de troubles du spectre autistique (risque absolu de 4,42% - HR ajusté de 2,9 ; IC à 95% [1,7 – 4,9]. L’ajustement proposé a pris en compte les facteurs de confusion (sexe, poids de naissance, présence de malformations congénitales, âge de la mère et du père lors de la conception, présence d’une pathologie psychiatrique parentale). A noter que le risque existe quel que soit le trimestre d’exposition.
  • La deuxième étude (2), prospective, a inclus 311 enfants ayant été exposés in utero à un traitement anti-épileptique. Ils ont été suivis durant 6 ans. Les auteurs ont mis en évidence que le QI des enfants exposés à l’acide valproïque était statistiquement inférieur de 7 à 10 points au QI des enfants exposés in utero à d’autres anti-épileptiques (carbamazépine, lamotrigine ou phénytoïne). Par ailleurs, l’exposition in utero à de fortes doses d’acide valproïque était associée à une diminution de l’habilité verbale et non verbale, de la mémoire et des fonctions exécutives.

La Food and Drug Administration a émis en 2013 une note d’information (3) dans le cadre du traitement de la migraine (indication actuellement non autorisée en France) afin d’alerter sur ce risque neurocomportemental. Ainsi, aux Etats Unis, l'acide valproïque est classé, en catégorie X (contre-indiqué en cours de grossesse) dans l'indication migraine.

 

(1)  Christensen J, Grønborg T, Sørensen M et al. Prenatal Valproate Exposure and Risk of Autism Spectrum Disorders and Childhood Autism. JAMA 2013 09(16):1696-1703

(2)  Meador KJ et coll. Fetal anti-epileptic drug exposure and cognitive outcomes at age 6 years (NEAD study): a prospective observational study. Lancet Neurology 2013; 12 : 244-52.

(3)  FDA drug safety communication (publiée le 05-06-2013). Valproate anti-seizure products contraindicated for migraine prevention in pregnant women due to decreased IQ scores in exposed children

http://www.fda.gov/safety/medWatch/safetyinformation/safetyAlertsforHumanMedicalproducts/ucm350868.htm


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